Bibliothèques en crise d'identité

Dans la perspective de la dématérialisation :

Universités - Bibliothèques en crise d'identité
«Ces infrastructures ont vécu, mais depuis que le numérique est entré, elles ont atteint leur niveau de vie utile»

Sortir les livres pour faire de la place aux étudiants
« Pour moi, la bibliothèque idéale, elle n’est pas “ physique ”. Je la réaménagerais, je créerais des espaces pour stocker de la documentation semi-active et j’aurais donc des espaces libres pour aménager beaucoup d’espace de travail d’équipe et de travail collaboratif, avec de l’équipement », soutient Lynda Gadoury, la directrice du Service des bibliothèques de l’UQAM. Selon elle, la bibliothèque doit mettre l’usager au coeur de ses priorités.

Lecture et bibliothèques universitaires
Exit, le « caractère monastique ou conventuel » des lieux. Par le fait même, s’inquiétait Tanguay, le mode de lecture qui y était jadis privilégié se trouve en danger. Celui qui, « à cause de sa matérialité et de sa fixité linéaire, exige du lecteur temps, patience et concentration ». Par contraste, la lecture induite par les nouveaux « iOutils » est « fragmentaire et sautillante ».

Comme le souligne Alain Finkielkraut, « le livre déploie un temps où il est interdit au présent de pénétrer ; l’écran multifonctions lève l’interdit et le présent prend le pouvoir sous le nom aussi triomphal que trompeur de “ temps réel ” ».

Le constat que le romancier américain Philip Roth faisait en début d’année ne devrait pas nous surprendre : « Le nombre des vrais lecteurs, ceux qui prennent la lecture au sérieux, se réduit. C’est comme la calotte glaciaire. »
 

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